Team Sail GP France - Bruno Dubois

Rencontre sur le quai #1 – Interview de Bruno Dubois, Team Manager Sail GP France

Publié le 6 septembre 2021

Voici le premier interview « Rencontre sur le quai » d’une longue série avec Bruno Dubois !

Dans cette web-série, nous allons interroger plusieurs personnes et acteurs du milieu du nautisme.

L’objectif : avoir des retours d’expérience et évoquer ensemble des moyens de faciliter l’accès et la compréhension des métiers de la plaisance professionnelle.

Pour ce premier épisode, Bruno Dubois nous a fait l’honneur de nous rencontrer. Il nous parle :

  • De son parcours
  • Des problèmes de réglementation qu’il a rencontrés
  • Des solutions que Capt’n Boat peut apporter.

Bruno Dubois - Team Manager Sail GP

3 min pour rencontrer Bruno Dubois et s’interroger sur la plaisance professionnelle

Les différentes réglementations appliquées par chaque pays créent un manque d’homogénéité des métiers de la plaisance professionnelle. Cela soulève des problèmes et peut avoir des conséquences importantes sur les métiers du nautisme.

Bruno Dubois nous confie son expérience, notamment lors de la Volvo Ocean Race où il a rencontré des problèmes liés à cette réglementation.

Regardez l’interview de Bruno Dubois juste ici 👇

Qui est Bruno Dubois ?

Après avoir fait toute une partie de sa carrière balancée entre la course à voile comme équipier et patron de la voilerie North Sail, Bruno gère maintenant depuis 6 ans des équipes de course.

Il commence avec la Groupama Team France et Franck Cammas , puis en tant que patron de l’équipe de Dong Feng avec laquelle il remporte la dernière Volvo Ocean Race.

Il poursuit en tant que Team Manager de l’équipe chinoise Sail GP, et depuis janvier 2020 il a repris la direction de l’équipe Sail GP France.

Script de l’interview de Bruno Dubois

1. Peux-tu te présenter en quelques mots ? 

Mon nom est Bruno Dubois, je suis chef d’entreprise, j’ai fait toute une partie de ma carrière balancée entre la course à voile comme équipier et patron d’une voilerie qui s’appelle North Sails pendant de longues années. Puis depuis 6 ans maintenant, je gère des équipes de course. C’est un rêve que j’avais depuis longtemps, je me disais en devenant plus âgé, que ce serait intéressant de faire ça, donc j’ai fait les 2 dernières éditions de la Volvo Ocean Race, en tant que patron de l’équipe de Dong Feng, avec laquelle on a remporté la dernière Volvo.

Avant ça l’équipe Groupama Team France avec Franck Cammas comme directeur d’équipe. Maintenant je travaille pour Sail GP, on fait des bateaux volants. L’équipe chinoise l’année dernière et depuis janvier, j’ai repris la direction de l’équipe de France.

2. Que penses-tu de la réglementation de la plaisance professionnelle ?

La réglementation de la plaisance professionnelle est très très compliquée parce que ce qui s’applique dans un pays n’est pas valable dans l’autre et donc, on n’a rien d’homogène. Rien qu’en Europe, ce n’est pas très homogène. Il y a des endroits où on n’a même pas besoin de permis pour naviguer, d’autres endroits où on a besoin de plein de permis, et puis quand ça devient du professionnel, c’est un petit peu compliqué.

Je comprends la réglementation de chaque pays et la raison pour laquelle elles le font. Le problème c’est qu’ils ne se parlent pas entre eux, ce n’est pas uniforme. Donc, c’est un peu compliqué et on a eu des expériences qui montrent que c’est vraiment une perte de temps.

3. Pendant la Volvo Ocean Race, tu as rencontré des problèmes de réglementation, quels étaient-ils ?

Pour la Volvo Ocean race, on a rencontré en effet des difficultés au quotidien, parce qu’on avait ces problèmes de réglementation. On a tous les marins qui ont fait le Jules Verne, qui ont fait la route du Rhum, qui ont fait la Transat Jacques Vabre, qui ont fait tous les tests, stages de survie ici, en France. Ils sont très compétents et ça n’a pas été autorisé. Ils ont dit non, il faut aller faire un stage de survie en Angleterre, à Newcastle. Le même, exactement le même.

Mais parce que le stage de survie français n’était pas reconnu internationalement et l’inverse, quelqu’un aurait un Yachtmaster, il ne pourrait pas travailler en France, ici ce serait un Capitaine 200 et puis voilà.

4. Comment apporter une solution à ce type de problème ?

Au minimum en Europe, on devrait essayer d’avoir quelque chose de plus homogène, de plus consulté entre les différentes organisations. Et ce n’est pas très compliqué, on a la FIN, on a la fédération de voile… Ce n’est pas très compliqué., les bateaux sont les mêmes, les producteurs de bateaux vendent à travers l’Europe et les réglementations sont différentes ! Au moins au niveau de l’Europe on devrait s’entendre.

5. Qu’attends-tu de la solution Capt’n  Boat ?

D’abord, je pense qu’il y a beaucoup de travail en interne en France que vous pouvez faire. Vous pouvez faciliter la rencontre entre les gens qui ont envie de faire du bateau et les professionnels et les particuliers; et puis arriver à mettre toutes ces réglementations-là à leurs dispositions.

Mais je pense que c’est aussi être force de persuasion auprès des institutions plus gouvernementales françaises. Si vous pouviez représenter la plaisance française à ce niveau-là ce serait très bien.

6. À qui recommanderais-tu notre solution globalement ?

Je recommanderai volontiers votre entreprise, Capt’n Boat pour les plaisanciers en général, mais je pense que la force de persuasion va venir des professionnels parce que c’est eux qui vont l’utiliser énormément.

Soyez les premiers informés de nos actualités et nouveautés, inscrivez-vous à notre Newsletter !